Travaux routiers Butembo-Kanyabayonga : préparer les nouveaux cadres et ouvriers à prévenir les VBG, les EAS et le HS
Du 22 au 24 septembre 2026, à Musienene, les nouveaux cadres et ouvriers du Projet d’Appui à la Connectivité et au Transport (PACT) ont bénéficié d’une formation initiale consacrée à la prévention des violences basées sur le genre (VBG), de l’exploitation et des abus sexuels (EAS), ainsi que du harcèlement sexuel (HS). L’objectif : leur donner les repères nécessaires pour comprendre les comportements attendus et contribuer à un environnement de travail respectueux et sûr.
Sur un chantier routier, les compétences techniques sont indispensables. Mais elles ne suffisent pas à garantir un environnement de travail respectueux et sûr. Les relations entre collègues, les rapports entre responsables et travailleurs, ainsi que les interactions avec les communautés riveraines exigent également des comportements responsables et le respect de règles communes.
C’est dans cette perspective qu’une formation a été organisée dans le cadre du Projet d’Appui à la Connectivité et au Transport (PACT), en charge des travaux de réaménagement et de bitumage de la route nationale numéro 2 (RN2), corridor Butembo-Kanyabayonga. Elle visait à familiariser les nouveaux cadres et ouvriers (agents de tous travaux) avec les exigences de prévention et de protection applicables au projet.
Reconnaître les risques et savoir comment réagir
Les participants ont d’abord été amenés à comprendre les concepts fondamentaux liés aux VBG, aux EAS et au HS. L’objectif était de leur permettre de reconnaître les comportements inappropriés et de mieux comprendre leurs conséquences sur les victimes.
La formation a également abordé les attitudes à adopter face au comportement déplacé d’un collègue. Dans de telles circonstances, banaliser les faits ou détourner le regard peut contribuer à laisser perdurer des situations préjudiciables.
Les voies de signalement des plaintes, le mécanisme de gestion des plaintes du projet et les modalités d’orientation et de référencement des victimes vers les services compétents figuraient également au programme.
Une attention particulière a été accordée aux principes directeurs qui doivent guider toute intervention : respect de la dignité, confidentialité, sécurité et prise en compte des besoins de la personne concernée. Ces repères permettent d’éviter les réactions susceptibles d’aggraver sa situation et de favoriser une prise en charge appropriée.
Des règles qui engagent chacun
Pour les nouveaux cadres, cette formation constitue aussi un rappel de leur rôle dans l’encadrement des équipes et la prévention des comportements abusifs. Pour les ouvriers, elle fournit des repères utiles pour entretenir des relations professionnelles et des interactions fondées sur le respect vis-à-vis des communautés riveraines.
A Musienene, cette formation a ainsi posé les bases d’une responsabilité partagée : contribuer à un environnement de travail où chacun peut exercer ses fonctions sans craindre pour sa dignité ou sa sécurité, car la réussite d’un projet d’infrastructure se mesure aussi à la responsabilité des personnes qui participent à sa réalisation.