Nord-Kivu : par la formation aux métiers générateurs de revenus, HEAL Africa renforce la résilience de 95 femmes retournées de guerre
Avec l’appui financier et technique de l’UNICEF, HEAL Africa a organisé une série de formations professionnelles en faveur des jeunes filles et femmes retournées de guerre. Organisées dans le cadre du projet « Renforcement de la protection de l’enfance, de la réponse globale aux VBG et des mécanismes de réparation pour les populations victimes et à risques au Nord-Kivu » , ces activités ont eu lieu dans les territoires de Nyiragongo, de Masisi ainsi qu’en ville de Goma.
Dans un contexte de retour dans leurs milieux de vie naturels, les bénéficiaires, anciennes déplacées internes, ont été formées dans les filières de coupe et couture, art culinaire ainsi qu’en coiffure et soins de beauté. Il s’agit d’une approche d’ergothérapie, un accompagnement qui utilise des activités concrètes et des apprentissages professionnels pour favoriser le bien-être psychosocial, renforcer l’autonomie, faciliter la réinsertion socio-économique des participantes, et promouvoir la mitigation des risques de violences basées sur le genre (VBG) chez les jeunes filles et les femmes vulnérables.
L’activité a été clôturée le jeudi 30 Juillet 2026 par la remise officielle de brevets, une cérémonie solennelle empreinte d’émotions qui a couronné 7 mois de dur labeur.
De la gratitude à l’aube de nouvelles perspectives
Dans une ambiance empreinte de convivialité et de reconnaissance, les bénéficiaires ont unanimement salué l’impact de cette initiative sur leur avenir. Déterminées à transformer les compétences acquises en véritables opportunités économiques, elles se sont engagées à mettre en pratique leurs compétences acquises afin d’améliorer leurs conditions de vie et de réduire leur dépendance aux aides extérieures.
« Je vais travailler dur pour subvenir à mes besoins et ne plus être une cible facile pour les hommes manipulateurs », témoigne avec fierté Hope, une bénéficiaire originaire du territoire de Masisi. Pour elle, cette initiative mérite d’être étendue à davantage de jeunes filles confrontées aux mêmes réalités.
Dans sa prise de parole pour la circonstance, Guerchom Paluku, gestionnaire de projet à HEAL Africa, a insisté sur la solidarité dans la gestion des activités génératrices des revenus des bénéficiaires formées. « Nous serons satisfaits de vous retrouver en train de collaborer, relativement à vos différentes entités » , a-t-il déclaré.
Dans un contexte de crise et de rareté des opportunités d’emploi, la vulnérabilité s’accroît parallèlement avec les risques des VBG. Cette formation professionnelle accélérée constitue une bouée de sauvetage tant pour les jeunes filles que pour les mères de familles, retournées de guerre, qui en ont été bénéficiaires.